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Arthrose

L’arthrose représente plus de 90 % de toutes les formes d’arthrite. On estime qu’elle touche 1 personne sur 8 (13 %) au Canada. Elle est provoquée par une détérioration du cartilage des articulations, ce qui entraîne le frottement des os les uns contre les autres et occasionne de la douleur, de la raideur et, finalement, une perte de l’usage de la partie atteinte. Certaines formes d’arthrose sont génétiques, alors que d’autres résultent d’une blessure, d’une utilisation abusive de l’articulation ou du vieillissement. 

Les femmes et les hommes sont tout aussi susceptibles de souffrir d’arthrose. Bien que la maladie apparaisse le plus souvent après 45 ans, les personnes de tous âges – des enfants aux personnes âgées – y sont exposées. 

L’arthrose peut affecter toute articulation, mais les mains et les articulations portantes – notamment la colonne vertébrale, les hanches et les genoux – sont les plus souvent touchées. D’autres articulations, comme les épaules, les coudes et les chevilles, sont moins susceptibles d’être atteintes, à moins d’avoir été endommagées par une blessure.

Voici les signes et les symptômes généralement associés à l’arthrose :
douleur et raideur d’une ou de plusieurs articulations pendant plus de deux semaines;
raideur articulaire à la sortie du lit ou après une période d’inactivité et qui dure moins de 30 minutes.
La douleur intermittente pendant une activité intense est l’un des premiers symptômes.  Au fil du temps, cette douleur apparaît plus souvent. 
Crépitation articulaire (raclement)

Si vous présentez un ou plusieurs de ces signes, consultez votre médecin, votre pharmacien ou un autre membre de votre équipe de professionnels de la santé afin qu’ils évaluent vos symptômes. 

Prise en charge et traitement de l’arthrose

Bien qu’il n’existe aucun remède contre l’arthrose, des traitements peuvent soulager la douleur et préserver la santé de l’articulation.  Selon la gravité de la maladie, il existe un certain nombre de solutions thérapeutiques, parmi lesquelles on compte les interventions axées sur le mode de vie, l’activité physique, la pharmacothérapie et la chirurgie. 

La perte de poids et les modifications du mode de vie sont d’une importance capitale dans les cas d’arthrose légère, modérée et grave. En suivant un programme d’activité physique approprié et, au besoin, en perdant du poids, les personnes souffrant d’arthrose peuvent ne pas devoir recourir aux analgésiques, ou en avoir besoin moins souvent. L’arthrose s’attaque souvent aux articulations portantes, telles que les hanches et les genoux, et la recherche a montré qu’un surpoids de 10 à 20 livres peut accroître le risque de lésions aux genoux de façon significative. Par conséquent, l’une des meilleures mesures que puisse prendre une personne souffrant d’arthrose pour améliorer son état est de s’efforcer d’atteindre et de conserver un poids santé.

L’activité physique est un élément important d’un programme de traitement de l’arthrose. Le secret consiste à effectuer des exercices adaptés. En règle générale, ceux qui imposent moins de tension aux articulations, comme la natation et d’autres types d’exercices aquatiques, doivent être privilégiés. 

Toutefois, de nombreuses personnes éprouvent des difficultés à entamer un programme d’activité physique en raison de leur douleur. Dans ce cas, bon nombre de médecins recommandent la prise d’un analgésique environ 30 minutes avant d’entreprendre une activité. Selon la douleur articulaire ressentie, l’application de glace ou d’une source de chaleur, en fonction des préférences de chacun, constitue un traitement non médicinal pouvant s’avérer efficace pour aider les personnes atteintes d’arthrose à faire de l’exercice de manière efficace et avec satisfaction.

Dans les cas d’arthrose légère à modérée, la douleur articulaire peut être traitée adéquatement avec un analgésique en vente libre, comme l’acétaminophène. Ce dernier peut être efficace pour réduire la douleur, mais il ne prévient toutefois pas l’atteinte articulaire.  Si un tel analgésique ne suffit pas, la prise d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), comme l’ibuprofène et le naproxène, peut être envisagée.   D’autres AINS plus puissants sont délivrés sur ordonnance. Les AINS peuvent réduire l’inflammation et la douleur articulaires, mais ils ne préviennent pas les lésions articulaires. Il est important de consulter votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre des AINS contre l’arthrose afin de vous assurer qu’ils vous conviennent.  Les inhibiteurs de la COX-2 constituent une autre catégorie de médicaments qui atténuent l’inflammation et la douleur, tout en occasionnant moins d’effets gastrointestinaux secondaires que les AINS. Le célécoxib fait partie de cette classe de médicament.  

Dans certains cas, une injection de corticostéroïdes, parfois appelés cortisone, dans une articulation atteinte peut contribuer à réduire l’inflammation d’une arthrose avancée. Ces injections peuvent être bénéfiques dans des situations où la mobilité est compromise ou lorsque la douleur est intense. Cependant, un corticostéroïde ne peut être injecté dans une articulation touchée qu’occasionnellement (moins de trois fois par année), car de multiples injections pourraient affaiblir le cartilage et aggraver les lésions articulaires. Les injections de corticostéroïdes ne constituent pas un traitement à long terme, mais ils peuvent servir occasionnellement lorsque la douleur et l’inflammation sont particulièrement importantes.

Une intervention chirurgicale de l’articulation devra être envisagée si la lésion articulaire progresse au point de compromettre considérablement la mobilité. L’opération la plus courante dans les cas d’arthrose est le remplacement de l’articulation. Les genoux et les hanches sont les articulations les plus couramment visées par ce type d’intervention.