Facebook
X

Vous utilisez un navigateur non pris en charge. Veuillez le mettre à niveau afin de pouvoir consulter le site shoppersdrugmart.ca.

Rhume des foins

Alternate Names (FR): Pollinose, Rhinite allergique saisonnière

© 1996-2014 MediResource Inc.

  • À propos de
  • Les faits

    Le rhume des foins est aussi connu sous le nom de pollinose ou rhinite allergique saisonnière. Dans la plupart des cas, un unique allergène déclenche les symptômes chaque année, sensiblement à la même période. Les crises de printemps sont généralement dues au pollen des arbres (pas du foin), alors que les pollens de l'herbe dominent en été et ceux des mauvaises herbes en automne. Cela peut varier légèrement selon les régions au Canada. À l'occasion, le rhume des foins est également causé par des spores fongiques en suspension dans l'air.  Le rhume des foins touche environ 20 % à 25 % des Canadiens, un taux qui ne cesse de croître.

    Causes

    Comme l'asthme, le rhume des foins est une maladie atopique ou allergique. Cela signifie que le corps réagit excessivement à certaines particules extérieures, notamment en libérant de l'histamine – un produit chimique présent dans de nombreuses cellules. L'histamine est une des causes majeures des symptômes du rhume des foins, notamment les éternuements, le nez qui coule et même la toux.

    Comme l'asthme, le rhume des foins peut être héréditaire. Une prédisposition générale à l'allergie est héréditaire, mais pas nécessairement à des allergies spécifiques. Par exemple si une mère a le rhume des foins à cause de l'herbe à poux, son enfant est plus à risque d'avoir aussi le rhume des foins, mais causé par d'autres allergènes. Les enfants ont 30 % de chance d'avoir le rhume des foins si un de leurs parents en est affecté, et 50 % si les deux parents sont affectés.

    Parmi les pollens les plus susceptibles de provoquer une réaction allergique, on peut citer :

    • Au printemps – Les pollens d'arbres tels que le chêne, l'orme, l'érable, l'aulne, le bouleau, le genévrier, le saule et le peuplier
    • En été – Les pollens d'herbes, comme le cynodon, la fléole des prés, la flouve odorante, le dactyle pelotonné, le sorgho d'alep et ceux des mauvaises herbes comme le chardon de Russie et le plantain lancéolé
    • En automne – Les pollens des mauvaises herbes, en particulier l'herbe à poux
    Symptômes et complications

    La plupart des gens qui souffrent d'un rhume des foins en sont conscients. Les symptômes sont évidents : écoulement nasal, éternuements, démangeaisons et congestion. Parmi les autres symptômes fréquents, on retrouve la rougeur oculaire et le larmoiement, les picotements de la gorge, la toux, les maux de tête, l'irritabilité et la sensation de plénitude dans les oreilles. On peut également noter des difficultés respiratoires, en particulier chez les personnes atteintes d'asthme.

    Habituellement, le rhume des foins apparaît régulièrement à la même période de l'année. C'est ce qui le distingue des autres allergies, par exemple aux acariens présents dans la poussière ou aux squames de chat. Une autre différence, c'est que le rhume des foins provoque souvent un rougissement des yeux, tandis que les « allergies domestiques » n'affectent pas les yeux.

    Lorsqu'on ne traite pas le rhume des foins, de la difficulté à se concentrer, de la fatigue et des troubles du sommeil peuvent apparaître. Chez les enfants, le fait de toujours respirer par la bouche peut mener à des changements structurels permanents de cette cavité.

    Le diagnostic

    Pour reconnaître le rhume des foins, il est important de se souvenir des circonstances exactes dans lesquelles les symptômes sont apparus et ont disparu. Ces informations donnent au médecin ou à l'allergologue des indices précieux quant à l'origine des symptômes. Les informations concernant le lieu d'habitation et de travail et le moment où les symptômes sont les plus aigus peuvent aider l'allergologue à dresser une liste des causes possibles.

    Parfois, le médecin ou l'allergologue recommande un test cutané afin de détecter l'origine de l'allergie. Cet examen consiste à gratter la peau pour y déposer de petites doses standardisées des allergènes les plus courants. Si une petite irritation apparaît, accompagnée de démangeaisons, cela indique une allergie à cette substance. La plupart de ces tests sont indolores. Si aucun des tests cutanés ne provoque de réaction, il peut s'agir d'un autre type de rhinite (irritation nasale), que l'on peut confondre avec le rhume des foins.

    On peut confondre les maladies suivantes avec le rhume des foins :

    • La rhinite vasomotrice – La membrane de la muqueuse nasale gonfle sous l'effet de l'augmentation du flux sanguin et provoque un écoulement et une congestion du nez. Cette affection n'a pas de cause connue. Il ne s'agit pas d'une maladie allergique.
    • La rhinite chronique – Elle peut être la prolongation d'un rhume ordinaire ou un symptôme d'une autre maladie comme une insuffisance thyroïdienne.
    • Les rhinites médicamenteuses – Elles sont provoquées par l'abus de vaporisateurs décongestionnants, qui paradoxalement peuvent accroître la congestion lorsqu'on les utilise plus de 3 jours consécutifs.
    Traitement et prévention

    On peut prévenir le rhume des foins en apprenant à contrôler son environnement. Pour prévenir ou atténuer les symptômes, il suffit parfois d'éviter de s'exposeer aux allergènes qui provoquent éternuements et démangeaisons.

    Voici quelques astuces efficaces pour les patients souffrant du rhume des foins :

    • Garder les fenêtres fermées et utiliser l'air conditionné à la maison et dans la voiture pour réduire l'exposition aux pollens extérieurs. Lorsqu'on utilise l'air conditionné, il faut régler le climatiseur sur le cycle intérieur.
    • Limiter ou éviter la pratique d'activités en plein air pendant les heures de forte concentration de pollens (entre 5 et 10 h du matin). Vérifier quotidiennement les taux de pollens à la télévision, sur Internet ou dans les journaux.
    • Si vous devez passer plusieurs heures à l'extérieur, n'oubliez pas de prendre une douche et de changer vêtements et chaussures pour éviter de rester en contact avec le pollen résiduel.
    • Ne pas tondre le gazon, ni ratisser les feuilles. Ces activités soulèvent les pollens et les moisissures.
    • Ne pas laisser sécher les draps ou les vêtements à l'extérieur car ils peuvent capter le pollen et la moisissure.

    Cependant, il n'est pas toujours possible de contrôler son environnement, d'éliminer ou d'éviter les allergènes, en particulier ceux qui sont véhiculés par l'air. De nombreuses personnes ont besoin d'un traitement médicamenteux. Heureusement, la plupart des gens répondent bien au traitement. Plusieurs de ces traitements peuvent être utilisés ensemble.

    Les antihistaminiques oraux (par ex. la desloratadine*, la cétirizine, la fexofénadine) sont fréquemment recommandés pour les formes légères du rhume des foins. Votre médecin ou votre pharmacien peut vous aider à choisir le médicament le plus approprié à vos besoins. Par exemple, plusieurs antihistaminiques oraux sont maintenant « sans somnolence ». Les personnes atteintes de certaines affections médicales (par ex. le glaucome, certains problèmes prostatiques) doivent consulter leur médecin avant d'utiliser un antihistaminique. Certains produits contiennent des antihistaminiques et des décongestionnants pour le soulagement symptomatique et les personnes atteintes de certaines affections médicales comme l'hypertension artérielle et le diabète doivent faire preuve de prudence lorsqu'elles utilisent ces types de médicaments et tout d'abord consulter leur médecin.

    Les vaporisateurs nasaux de corticostéroïdes représentent le principal traitement pour les formes modérées à importantes du rhume des foins. On peut également utiliser les irrigations nasales et les vaporisations nasales de salin physiologique normal disponible sans ordonnance pour rincer les irritants hors du nez. On ne doit pas utiliser de vaporisateurs nasaux décongestionnants pour traiter les symptômes allergiques pendant plus de 3 jours, car leur utilisation prolongée peut provoquer encore plus de congestion nasale, une affection appelée rhinite médicamenteuse.

    On peut utiliser certaines gouttes ophtalmiques précises contenant des antihistaminiques comme l'olopatatide ou le kétoprofène pour aider à soulager les démangeaisons oculaires et le larmoiement.

    Certaines personnes peuvent constater que si elles commencent à utiliser des vaporisateurs nasaux et des gouttes ophtalmiques avant le début de la saison des allergies, ces médicaments sont plus efficaces pour la prévention des problèmes associés au rhume des foins. Les femmes enceintes et celles qui allaitent doivent consulter leur médecin ou pharmacien avant de commencer un traitement contre les allergies.

    Si l'évitement des allergènes et le traitement médical pour le rhume des foins ne donnent pas de résultats, une option recommandable est l'immunothérapie allergénique, parfois appelée désensibilisation ou hyposensibilisation. De petites quantités d'allergène sont injectées régulièrement, avec augmentation progressive de la dose, dans l'espoir d'affaiblir peu à peu la réaction immunitaire. Les injections d'allergène sont pratiquées 1 ou 2 fois par semaine. Après 6 mois d'injections hebdomadaires, le traitement d'entretien peut débuter. Les injections d'entretien sont généralement administrées une fois par mois. Après 3 à 5 ans de traitement, certains patients peuvent se passer d'injections.

    La désensibilisation n'est pas sans risque. Dans de rares cas, le patient a une grave réaction immunitaire de tout le système appelée anaphylaxie ou choc anaphylactique, qui peut être fatale. Après chaque piqûre, les personnes en cours de désensibilisation doivent rester une demi-heure dans la clinique, en présence d'un médecin, au cas où une réaction se produirait. La fin de la période annuelle des allergies est le meilleur moment pour commencer une désensibilisation.

    Des comprimés d'immunothérapie sont également disponibles; on les place sous la langue une fois par jour.


    *Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (un nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour obtenir des renseignements sur un médicament donné, consultez notre base de données sur les médicaments. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.

    Tous les contenus sont la propriété de MediResource Inc. 1996 – 2018. Conditions d’utilisation. Les contenus présents ne sont destinés qu’à des fins d’information. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié sur des questions relatives à une affection médicale. Source : santecheznous.com/condition/getcondition/Rhume-des-foins

    © 1996-2018 MediResource Inc. Modalités et conditions d'utilisation : le contenu des présentes est offert strictement à titre documentaire. Demandez toujours conseil à votre médecin traitant, ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant un trouble médical.