Brooke Shields : une avocate pour les questions de fertilité

Depuis les années 70, Brooke Shields est un personnage omniprésent à la télévision et sur les écrans de cinéma. Le public l'a pratiquement vu grandir et passer à travers les hauts et les bas sa carrière et de sa vie amoureuse. Mais la vie de Mme Shields a pris un important virage en 2001. L'un après l'autre, différents événements traumatiques se sont accumulés sur la vedette – le décès de son père, sa lutte contre l'infertilité, et son expérience très douloureuse de la dépression post-partum après la naissance de sa fille. Pour Mme Shields, le chemin qui a mené de La Petite au bonheur d'avoir un enfant a été long et tortueux.

Shields et son mari, M. Chris Henchy, un écrivain pour comédies de situation, savaient qu'ils désiraient des enfants – mais il savaient également que cela serait peut-être difficile. Quelques mois avant leur mariage, Mme Shields a appris qu'elle était atteinte de dysplasie cervicale, une croissance anormale de cellules précancéreuses du col de l'utérus. L'intervention servant à retirer les cellules a non seulement laissé des cicatrices qui ont provoqué un rétrécissement et un raccourcissement du col de l'utérus, elle a également provoqué la perte de glandes muqueuses qui aident à transporter les spermatozoïdes. Mme Shields compare cette difficulté au fait de « sauter dans une piscine sans eau. Il manquait quelque chose pour aider les petits amis à nager. »

Malgré cet obstacle, le couple a essayé plusieurs fois pendant un an et demi d'avoir un enfant sans aide. Par définition, on considère que les couples sont infertiles s'il n'ont pu concevoir après un an de relations sexuelles régulières et non protégées, ou après six mois si la femme est âgée de plus de 35 ans. Comme Mme Shields était à l'époque âgée de 36 ans, son médecin a conseillé au couple d'essayer la fécondation in vitro (FIV).

Mme Shields s'est prêtée résolument à toutes les exigences. Elle a pris les médicaments servant à préparer son organisme à la FIV et ceux qui servaient à stimuler ses ovaires. Elle s'est rendue à un très grand nombre de visites chez le médecin et elle a enduré les timbres transdermiques d'œstrogène qui lui faisaient « avoir l'air et se sentir, au moment de leur retrait, comme si elle avait subi une greffe cutanée. » M. Henchy a aidé sa conjointe en lui donnant les injections d'hormones dont elle avait besoin. Henchy a dit : « La première fois, je me suis agenouillé, j'ai soigneusement inséré l'aiguille dans sa fesse et je me suis presque évanoui. Trois semaines plus tard, je faisais la même chose sans y penser plus que ça, en tenant une tasse de café dans une main. »

Leurs efforts partagés ont permis d'en arriver à une grossesse, mais celle-ci s'est terminée en un avortement spontané. Le couple a continué la FIV et plusieurs cycles subséquents se sont terminés par des échecs, après lesquels Mme Shields a fait de son mieux pour envisager la situation dans sa plus grande perspective. « Après un certain temps, lorsque vos efforts ne sont pas couronnés de succès, vous commencez à associer le mot "échec" à chacune des occasions où vous urinez sur un bâtonnet et que la couleur n'est pas la bonne. Ce qui, au début, était un rêve devient un projet qui vous dévore. »

Enfin, au cours d'un essai que le couple décrit comme son ultime tentative et au cours duquel on a utilisé quatre embryons congelés, Mme Shields est à nouveau devenue enceinte. À cette occasion, la grossesse s'est terminée par la naissance de sa fille Rowan Francis Henchy, le 15 mai 2003.

Après ces expériences, Mme Shields s'est faite la championne des personnes faisant face à l'infertilité. « Lorsque vous éprouvez de la difficulté à concevoir, il vous est souvent difficile de savoir à qui poser des questions, et quand vous recevez des traitements de fertilité, il n'est pas toujours facile de trouver le soutien dont vous avez besoin; même si cela semble bien naturel, il importe que les femmes soient conscientes des problèmes potentiels et de prendre le contrôle. Deux œufs ne suffisent pas à faire une omelette. »

La deuxième fille du couple, Grier Hammond Henchy, est née en 2006. La seconde grossesse est survenue sans le recours des traitements associés à la FIV.

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