Certains aliments me causent des problèmes. Qu'est-ce que je fais ?

Si vous croyez être intolérant ou allergique à un aliment, gardez courage et restez patient. Vous serez peut-être découragé par ce nouveau monde complexe parsemé de restrictions alimentaires, mais souvenez-vous que cela vous rapproche d'une meilleure santé !

Il est très important de parler à votre médecin de vos troubles alimentaires. Vous pourrez discuter de vos symptômes, des déclencheurs possibles et de vos antécédents familiaux et un examen physique pourra éliminer d'autres causes ou maladies. Votre médecin pourra également vous orienter vers un allergologue, un spécialiste des allergies et des troubles du système immunitaire. Cette démarche est une étape essentielle pour diagnostiquer une éventuelle allergie ou intolérance alimentaire.

Il est possible que votre médecin vous demande les choses suivantes pour identifier la nature de votre problème alimentaire :

Un journal de votre alimentation, de vos médicaments et de vos symptômes. Cela suppose de garder l'œil sur ce que vous mangez et buvez pendant les repas, mais aussi lors de vos collations et d'écrire le tout dans un journal. Vous devrez aussi consigner les médicaments que vous prenez et l'heure à laquelle vous les prenez. Assurez-vous d'inclure dans vos notes les réactions physiques qui s'ensuivent. Cela peut vous aider ainsi que votre médecin à faire des liens grâce un tableau détaillé et précis. Il est aussi possible que les médicaments jouent un rôle dans vos symptômes.

Un régime de retrait alimentaire. En supprimant durant une courte période de temps (une semaine ou deux) certains aliments que vous soupçonnez être des déclencheurs, vous-même et votre médecin pourrez surveiller la réaction de votre corps au moment où vous réintégrerez progressivement les aliments dans votre corps. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une méthode d'évaluation parfaitement concluante, cela peut fournir un certain éclairage. Bien sûr, dans le cas des personnes qui pensent souffrir d'une allergie grave, il est tout à fait imprudent et déconseillé d'ingérer un allergène volontairement.

Un test cutané. Pour permettre de repérer l'allergène qui vous concerne, votre médecin égratignera la peau de votre dos ou de votre bras avec une aiguille pour y mettre une quantité diluée de l'allergène suspecté sur la zone exposée pour qu'il puisse se rendre sous la surface de votre peau. Si après environ 15 minutes, une rougeur ou une petite enflure apparaît, la probabilité que vous soyez allergique à cette substance est d'environ 50 %. À l'inverse, si aucune réaction ne se produit, la probabilité de ne pas être allergique à la substance est d'environ 90 %.

Un test sanguin. Un prélèvement sanguin peut être envoyé en laboratoire pour faire des tests. Malheureusement, les résultats de ce type de test ne sont pas toujours concluants, assurez-vous donc de parler à votre médecin pour bien comprendre le résultat de tels tests.

Si on vous diagnostique une allergie alimentaire, il n'y a pas encore de remède miracle pour faire disparaître le problème. La meilleure méthode pour prendre en charge ce problème consiste donc à éviter tous les allergènes. Cela signifie que vous devez savoir reconnaître votre « ennemi » de manière à l'exclure de votre alimentation. L'autre aspect est que vous devrez connaître les aliments que vous pouvez manger et vous en souvenir !

Pour ce qui est du cas d'allergie grave qui vous expose à une réaction anaphylactique (forme de réaction allergique pouvant causer la mort), votre médecin peut vous prescrire un médicament injectable appelé épinéphrine, aussi connue sous les marques EpiPen® et Twinject®. Vous aurez besoin de garder sur vous ce médicament en tout temps, car il se peut que vous ne soyez pas en mesure de prédire ou de maîtriser votre exposition à l'allergène et, si vous en avez besoin, vous en aurez besoin très rapidement. Une injection immédiate à la suite d'une exposition est vitale si vous êtes exposé à un risque de choc anaphylactique. Si vous devez vous protéger avec ce type de médicament, prenez le temps d'informer les membres de votre famille, vos amis, et vos collègues sur la façon d'administrer ce médicament au cas où vous vous retrouveriez dans une situation où vous seriez incapable de le faire vous-même.

Pour les cas de réactions allergiques plus légères, des antihistaminiques sous forme de comprimés (par ex. diphenhydramine, hydroxyzine et cétirizine) peuvent aider à maîtriser et à réduire votre réaction allergique.

Vous êtes découragé ? Ne le soyez pas, souvenez-vous que travailler avec votre corps en lui apportant la nourriture qu'il veut et en éliminant celle qu'il ne veut pas sera bénéfique pour votre santé. Oui, vous devrez adapter votre alimentation, mais songez à tous les choix alimentaires qui s'offrent encore à vous. Vous pourriez même faire la découverte de nouveaux aliments qui feront partie de vos favoris!

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