Comment obtenir de l'aide pour faire face à un TOC?

On traite habituellement un TOC en combinant des thérapies du comportement à des médicaments sur ordonnance, l'objectif étant l'amélioration du fonctionnement quotidien de la personne atteinte.

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC)

Il s'agit de traitements qui visent à examiner et à évaluer les craintes d'une personne afin d'élaborer des méthodes qui lui permettent de faire face au stress et à l'anxiété. Tout le monde ne réagit pas de la même façon aux thérapies cognitivo-comportementales et, bien qu'elles ne soient pas associées à un grand nombre d'effets secondaires, elles pourraient devenir une source d'anxiété pour certaines personnes. Les thérapies courantes comportent les techniques ci-après :

  • l'exposition et la prévention de la réponse (EPR) – selon cette méthode, une personne atteinte d'un TOC est exposée à des situations qui provoquent des pensées obsessives, mais elle est mise dans l'impossibilité d'accomplir les gestes rituels compulsifs habituels. Par exemple, on peut lui demander de toucher à une tasse sale et d'attendre un certain temps avant de se laver les mains. Il s'agit de l'une des thérapies cognitivo-comportementales les plus courantes et, selon des études, jusqu'à 75 % des patients traités ont vu une amélioration à long terme de leurs symptômes après 2 à 3 ans de traitement;
  • la restructuration cognitive – cette thérapie exige que la personne traitée substitue une réponse différente (comme une respiration profonde) aux gestes rituels compulsifs habituels;
  • l'arrêt des pensées – cette méthode consiste à bloquer l'apparition des pensées obsessives ou à en détourner son attention. Toutefois, ce procédé est généralement moins efficace que les autres types de TCC;
  • la saturation – cette technique exige que la personne repasse la pensée obsessive plusieurs fois dans son esprit suffisamment longtemps pour qu'elle ne lui fasse plus d'effet et devienne dénuée de sens. Tout comme la méthode de l'arrêt des pensées, cette technique est généralement moins efficace que les autres types de TCC.

Les médicaments sur ordonnance

La plupart des médicaments utilisés pour soigner un TOC influent sur le niveau de sérotonine, un messager chimique du cerveau. Les médicaments les plus efficaces contre les TOC sont les antidépresseurs comme la fluoxétine, la paroxétine, la fluvoxamine et la sertraline. Ces médicaments appartiennent à la classe des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS). Les ISRS agissent en augmentant le taux de sérotonine dans certaines zones du cerveau. La clomipramine, qui est un inhibiteur non sélectif du recaptage de la sérotonine, est aussi couramment utilisée.

La clomipramine et les ISRS sont administrés dans l'éventail des doses normales d'antidépresseurs quand il s'agit de soigner un TOC. Notons que ce n’est parfois qu’après 12 semaines de traitement qu’une modification notable des symptômes de TOC s’observe, et qu’une évaluation exhaustive de l’efficacité du médicament ne peut avoir lieu avant au moins 6 semaines d’essai aux doses complètes. Parmi les autres médicaments qui peuvent être utilisés dans le traitement d'un TOC, notons des antidépresseurs plus récents, comme la venlafaxine, des benzodiazépines, et le buspirone pour soulager l'anxiété, ainsi que des stabilisateurs de l'humeur et certains médicaments antipsychotiques. Les personnes atteintes d'un TOC doivent collaborer étroitement avec leur médecin et leur pharmacien pour trouver le médicament le plus efficace dont elles peuvent tolérer les effets secondaires.

Les enfants atteints de TOC présentent habituellement d'autres problèmes psychiatriques, tels que la dépression, des troubles d'apprentissage, des troubles paniques et des phobies sociales. Les médicaments peuvent être utiles mais, en général, ils sont prescrits seulement lorsque les thérapies cognitivo-comportementales se sont révélées inefficaces.

Comment la famille peut-elle venir à la rescousse?

Lorsqu'une personne est atteinte d'un TOC, c'est toute sa famille qui en est touchée. Il se peut que les membres de la famille éprouvent de la difficulté à accepter que le parent atteint d'un TOC ne puisse cesser son comportement perturbateur. Ils pourraient ressentir de la colère et de la rancune. Mais les familles peuvent apprendre comment encourager et soutenir ce parent afin qu'il obtienne de l'aide et suive son traitement jusqu'au bout. Quelques familles trouvent que les thérapeutes familiaux ayant reçu une formation en troubles obsessionnels-compulsifs peuvent les aider à faire face à l'affection du parent qui leur est cher.

Pour tout renseignement, communiquez avec l'Association canadienne pour la santé mentale.

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