Est-il possible de prévenir le dommage lié à la SP ?

Les façons de protéger les nerfs et le cerveau du dommage que cause la SP donnent lieu à des projets de recherche d'une importance majeure. Ils ont permis l'émergence de nouvelles idées comme :

la « reprogrammation » du système immunitaire. Beaucoup de travail a été fait pour trouver des façons de « reprogrammer » le système immunitaire des personnes atteintes de SP afin qu'il n'attaque pas le cerveau ni les nerfs. Les domaines d'investigation visent :

  • l'accroissement d'un type de cellules appelées lymphocytes T régulateurs, qui pourraient améliorer la capacité du système immunitaire à contrôler sa réponse et rendre son dérèglement et son attaque des nerfs et du cerveau moins probables ;
  • de nouvelles façons de bloquer le mouvement et la communication des cellules du système immunitaire ;
  • l'usage d'anticorps (protéines spéciales du système immunitaire) en vue de bloquer provisoirement l'activité non voulue du système immunitaire ;

la protection des cellules nerveuses. Les chercheurs espèrent trouver diverses façons de parvenir à préserver les cellules nerveuses dont la myéline a déjà été endommagée, et ils considèrent :

  • utiliser la glycoprotéine associée à la myéline (GAM), un ingrédient de la myéline, pour protéger les fibres nerveuses ;
  • corriger les anomalies des canaux sodiques (trous minuscules situés sur la surface externe des fibres nerveuses impliquées dans la communication) pour prévenir un dommage plus avancé ;
  • bloquer les actions de l'oxyde nitrique, une substance chimique du corps soupçonnée de jouer un rôle dans l'atteinte nerveuse associée à la SP ;

le recours aux hormones comme protection contre le dommage lié à la SP. Une récente étude a porté sur les hommes atteints de la forme cyclique (poussées-rémissions) de la SP et qui possédaient un taux de testostérone inférieur à la moyenne. Ces hommes ont reçu une hormone mâle : la testostérone. Après 12 mois de traitement, ils ont montré des améliorations dans les épreuves sur la vitesse de traitement et la mémoire. Au cours des 9 derniers mois de traitement, le taux d'atrophie cérébrale (réduction du volume du cerveau) avait baissé de 67 %. Une autre étude concernant les femmes propose d'examiner les effets de l'hormone féminine estriol sur la SP.

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