Les répercussions d'une MICI sur la vie personnelle

Une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) est une affection grave qui touche plus de 270 000 personnes au Canada. Les symptômes comprennent le gonflement et une douleur à la pression de l'abdomen, une constipation ou une diarrhée, une perte de poids et des saignements rectaux. Mais une liste de symptômes ne dit pas tout. Comment les personnes atteintes d'une MICI se sentent-elles vraiment ? Lisez l'histoire de Sylvie pour le savoir.

Sylvie* est âgée de 29 ans et cadre dans le domaine des ressources humaines. Elle avait 22 ans lorsqu'on a découvert qu'elle était atteinte de colite ulcéreuse (CU), une forme de MICI. Ses symptômes étaient apparus lorsqu'elle étudiait au C.E.G.E.P. La première fois qu'elle a eu des crampes abdominales et une diarrhée sanglante, elle a pensé à une intoxication alimentaire. Après la manifestation de quelques autres poussées et après avoir consulté plusieurs médecins, Sylvie a finalement découvert la cause de ses symptômes : la CU.

Pour Sylvie, le pire aspect de la CU, c'était son imprévisibilité. Elle ne savait jamais à quel moment une crise apparaîtrait et la forcerait à se précipiter vers les toilettes. Par conséquent, elle n'allait nulle part sans s'assurer qu'elle aurait facilement accès à une salle de bain. Cela compliquait sa vie sociale et elle a commencé à se distancer de ses amis et de sa famille. Comme elle était gênée par ses symptômes, elle s'est abstenue de fréquentations amoureuses.

Au cours des quelques années suivantes, les symptômes de la CU de Sylvie se sont aggravés. Elle a subi plusieurs hospitalisations pour ses douleurs abdominales et sa diarrhée sanglante. À l'âge de 27 ans environ, Sylvie était au point le plus bas ; elle avait perdu 20 kilos et la gravité de ses symptômes l'avait obligée a demandé un congé autorisé. Elle ne pouvait pas faire les choses qu'elle aimait et sa vie sociale s'était évanouie. De plus, elle a fait une dépression parce qu'elle avait l'impression qu'elle aurait ces symptômes pour le restant de sa vie.

Puis Sylvie a vu la situation changer pour le mieux. Après avoir essayé plusieurs médicaments différents, Sylvie et son médecin ont décidé de s'en remettre à une intervention chirurgicale pour lui retirer le côlon et le rectum. Cette chirurgie est susceptible de guérir la CU, mais on ne l'envisage habituellement que dans les cas graves comme celui de Sylvie. Pendant environ 3 mois après l'intervention chirurgicale, Sylvie a dû porter un sac sur son corps pour recueillir ses déchets solides. Elle a ensuite subi une autre opération qui lui a permis d'aller à la selle normalement.

Comme c'est le cas pour toutes les interventions chirurgicales, celles que Sylvie a subies comportaient un certain niveau de risque. Toutefois, dans son cas, les avantages possibles justifiaient le risque. Après la chirurgie, elle a constaté que sa qualité de vie (sentiment de bien-être) s'était grandement améliorée. Ses symptômes de CU ne lui provoquaient plus de douleur ni de difficulté sur le plan émotionnel et elle a pu recommencer à communiquer avec ses amis. Elle est finalement parvenue à retrouver le sourire. Elle a même commencé à entretenir des liens amoureux

Quelles leçons pouvons-nous tirer de l'histoire de Sylvie ? Il est possible qu'une MICI ait un effet dévastateur sur la qualité de vie d'une personne. Les personnes atteintes de MICI sont susceptibles de devenir isolées et déprimées et cette affection peut avoir une grande influence sur leur capacité de travailler et de jouir de la vie. Mais il existe des traitements pour ces affections. Si vous êtes atteint d'une MICI, ou si vous pensez l'être, demandez à votre médecin d'établir un diagnostic et de trouver une option de traitement qui vous conviendra.

* L'histoire de Sylvie illustre une situation hypothétique basée sur les expériences combinées de patients atteints d'une MICI.

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